Gérer votre temps pour réussir vos études en France

Lucas Bwire
 Dans Article de Lucas, Article de Lucas en anglais

Quitter votre pays d’origine et surtout un pays anglophone pour faire vos études supérieures en France est une chance. Cela vous permet d’avoir une expérience incroyable pour votre développement individuel. Cela soulève aussi beaucoup d’attentes. Il y a tellement d’opportunités allant des programmes scolaires très divers et variés jusqu’aux activités culturelles et sportives sans oublier les offres de job étudiant.  Pourtant, cette chance est accompagnée par quelques inquiétudes quand on se rend compte de toutes les attentes liées à la réussite de vos études. Cette article vous raconte une expérience pratique et personnelle sur comment gérer votre temps et réussir vos études en France.

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Quand je suis arrivé en France pour la première fois, j’ai eu quelques difficultés relevant de ce que l’on appelle le  « choc culturel » et des difficultés personnelles liées aux attentes que j’avais sur moi-même. A ce moment-là, je me sentais vraiment mal à l’aise. Cependant, je me suis rassuré.

Une fois arrivé en France je n’avais pas d’autre choix que celui de réussir. Comme le dit Shakespeare « All is well that ends well ». L’équivalent de ce proverbe swahili « Maji ukishayavulia nguo sharti uyaoge ».

Je me suis appuyé sur les conseils des compatriotes qui avaient été là avant moi et qui ont réussi. Par ailleurs, je n’avais aucun souci avec la réussite, la seule question était de savoir comment y arriver étant donné les différences entre le système éducatif français et kényan. Tout était nouveau pour moi, de la manière d’étudier jusqu’au climat. Au début, je me sentais isolé en cours parce que je ne posais aucune question et ne parlais à personne même après les cours. C’était surtout parce que j’avais peur peur de commettre des fautes en français.

Cependant, après avoir passé un mois et demie en France je me suis rendu compte que tout cela était seulement dans ma tête. En s’appuyant sur le fait que tout est possible si on change d’attitude, j’ai commencé à réfléchir à comment je pourrais organiser mon travail et gérer le temps pour profiter au maximum de cette chance. Comment cela s’est-il passé ?

Premièrement, j’ai partagé mon temps entre ma vie étudiante et ma vie personnelle. Ma vie étudiante consistait à :

  • aller en cours,
  • assister à des séminaires, des colloques,
  • faire des recherche à la bibliothèque,
  • participer à des voyages scolaires,
  • rédiger des comptes rendus à l’issue des colloques,
  • préparer les examens et rédiger mon mémoire bien sûr.

Ces activités ont facilité ma vie étudiante surtout en assistant aux manifestations scientifiques. Cela m’a permis d’améliorer mon niveau de français et en même temps que j’ai atteint les objectifs pédagogiques de mon parcours. Par ailleurs, ce sont les voyages scolaires qui m’ont fait changer de point de vue. Grace à ces voyages je me suis fait des amis et j’ai aussi eu l’occasion de parler et mettre en pratique mes connaissances de la langue française.

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De l’autre côté, ma vie personnelle comprenait :

  • des sorties avec les ami.es,
  • assister au culte à l’église,
  • rendre des services dans les associations,
  • visiter des musées
  • et voyager pour découvrir la France.

En tant que bénévole pour l’église, j’ai participé aux activités de la Croix-Rouge Française, ce qui a été un moment formidable pour rencontrer des gens de différents groupes sociaux. J’ai aussi regardé la télévision, plus particulièrement France 24, d’abord pour m’’informer et aussi pour apprendre. Enfin, il y avait les réseaux sociaux que j’ai utilisés pour rester en contact avec ma famille au Kenya et échanger avec les ami.es.

Après mon master 1, ma bourse était terminée mais je n’ai pas désespéré parce que j’avais mis de côté un peu d’argent, notamment grâce au soutien de la Caisse d’allocation familiale (CAF) qui m’avait aidé pour payer mon loyer. J’avais également trouvé un travail au Restaurant Universitaire du CROUS, ce qui m’a permis de m’assumer financièrement jusqu’au début de mon stage. Ensuite j’ai eu un stage rémunéré à l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) pour trois mois.

Pour conclure, la réussite dépend de plusieurs facteurs y compris ceux qu’on ne prend pas forcément en compte au début.

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